| Evènementiel |
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| “La
Révolution Surréaliste” au Centre Pompidou jusqu’au
30 juin 2002 |
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Du soleil dans les yeux
Dès la première page de Manifestes
du surréalisme, André Breton associe le rêve
à l’homme et inversement, l’homme au rêve.
Et c’est comme ça qu’il faut aller voir La Révolution
Surréaliste : en rêveur.
Il ne faut pas forcément toujours analyser, toujours définir,
ou toujours vouloir comprendre. Notons cette jolie phrase de Théophile
Gautier qui dit qu’il n’est pas besoin de savoir pour
apprécier. Il ne faut pas prendre Le Manifeste de Breton
comme un texte de normes, ou de lois qui tendrait à définir
ce qu’est le surréalisme mais bien comme un essais
philo-prisedetêto-poético-littéraire (dit comme
ça, ça n’a certainement pas l’air évident)
(d’ailleurs ça ne l’est pas) (Breton dit des
choses simples d’une façon compliquée, ce qui
donne au final un résultat encore plus jouissif).
Mais je suis là pour vous parler de l’exposition du
Centre Pompidou. |
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On l’aura compris,
le premier maître mot, c’est le rêve (Nous savons
par ailleurs que certains surréalistes comme Dali, disaient
peindre leurs rêves à des fins exorcisantes. Et on
peut être sûr qu’en sortant de l’expo on
en aura vu de nombreux.) (Et voir des rêves c’est plutôt
agréable.). Le second mot clef c’est l’imagination.
On lit dans Le Manifeste que “ l’imagination rend compte
de ce qui peut-être ”. L’exposition est truffée
de ces choses qui auraient la possibilité d’exister
: des poupées sans corps de Hans Bellmer jusqu’aux
oiseaux de sable de Masson, en passant par L’objet désagréable
de Giacometti. Ajoutons à cela un peu de folie, et l’on
obtiendra ce tableau de Dali qui représente Gala (sa muse
et femme) glorieuse sous un morceau de steak; pour finalement s’expliquer
ainsi : “ je peint ce que j’aime : j’aime ma femme,
j’aime le steak. ”.
Les œuvres des poètes et écrivains du groupe
montrent que la période surréaliste est une période
ou peinture et écriture sont magistralement liées.
Ainsi, de nombreux livres sont présentés ici, et,
augmentés d’eaux fortes, d’aquarelles ou de gravures,
on obtient des œuvres d’art uniques où les mots
et les dessins se mélangent et se donnent respectivement
un sens inattendu, pour finalement nous sauter à la figure,
avec un seul regret : ne pouvoir les feuilleter. C’est à
ce stade de l’exposition que l’on ressent - à
mon sens - le troisième et dernier fil conducteur : l’innocence.
C’est en effet en toute innocence que ces gens veulent recréer
le monde. Et ainsi en suivant les désirs de sa plume, Max
Ernst gribouillera deux mètres d’un monde à
lui, où l’on pourra distinguer entre de nombreuses
volutes et des paysages rigolos, les raisons qui font que tout d’un
coup, devant tout ça, on est content.
Mais attention! Vous n’en êtes qu’à la
troisième salle, et déjà le soleil se couche,
et le Centre Pompidou va fermer. Et oui. Il va falloir faire vite.
Car il y a encore dix-sept salles à voir. Alors pendant ce
temps, je vais mettre mon bémol à cette idyllique
exposition. Dix-sept plus trois, cela fait vingt, il y a donc vingt
salles remplies d’œuvres d’art. Pour être
précis cinq cent soixante dix-neuf. Si vous restez ne serait-ce
qu’une minute devant chacune d’elles... il vous faudra
environ neuf heures trente pour tout bien apprécier.
Mais assez de médisances, il faut aller voir cette exposition.
Une fois là-bas, vous aurez l’impression d’être
chez le médecin et de vous faire guérir d’une
maladie que vous pensiez incurable grâce aux petits frissons
dans le cou que vous aurez devant les toiles de Picasso ou de Dali.
Il faudra juste que vous soyez un patient patient.
Julien P. |
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BIBLIOGRAPHIE :
A.BRETON, Manifestes du surréalisme , Folio essais
“La Révolution Surréaliste” au Centre
Pompidou jusqu’au 30 juin 2002
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| Le voyage de Chihiro
de Hayao MIYAZAKI (actuellement dans les salles)
Après Princesse Mononoké, Miyazaki revient avec
sa vision d’Alice au pays des merveilles. Chihiro est une
petite fille qui arrive dans une nouvelle ville avec ses parents.
Sur le trajet ils découvrent l’entrée d’un
ancien parc d’attractions. La visite vire au cauchemar quand
les parents de Chihiro se transforment en cochons et que le parc,
une fois la nuit tombée, devient un lieu irréel.
Une fois encore Miyazaki est bluffant. De son imagination sans limite
sortent divers lieux, créatures ou personnages qui une fois
réunis, nous entraînent dans une aventure extraordinaire.
Que vous soyez petit ou grand vous serez émerveillés
en sortant de la salle.
Jérémie Descalis |
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